Pixel : Google rate sa copie sur la batterie depuis 10 ans
C'est un serpent de mer qui revient à chaque lancement. Les Pixel, malgré leurs atouts indéniables, trébuchent encore et toujours sur la même pierre : la batterie. Dix ans après le premier modèle, le constat reste accablant. Les utilisateurs français, habitués à des smartphones qui tiennent la journée sans sourciller, sont souvent déçus. Même les modèles récents, comme le Pixel 8 Pro, peinent à rivaliser avec des concurrents comme les Galaxy S24 ou les iPhone 15.
Le problème n'est pas nouveau, mais il devient de plus en plus difficile à justifier. Google mise gros sur l'IA et les fonctionnalités logicielles gourmandes, mais semble oublier que sans une bonne autonomie, ces innovations perdent tout leur intérêt. Les optimisations logicielles, souvent mises en avant par la marque, ne suffisent plus. Les batteries des Pixel restent en dessous de la moyenne du marché, et les utilisateurs en ont marre de devoir trimballer une batterie externe ou de surveiller leur niveau de charge comme du lait sur le feu.
La concurrence, elle, a su évoluer. Samsung, Apple, et même des marques chinoises comme OnePlus ou Xiaomi proposent des autonomies solides, sans sacrifier les performances. Google, de son côté, semble se contenter de demi-mesures. Les batteries des Pixel sont souvent plus petites que celles de leurs rivaux, et les optimisations logicielles, bien que réelles, ne compensent pas ce handicap matériel.
Pourtant, la marque a les moyens de faire mieux. Ses processeurs Tensor, développés en interne, sont conçus pour être plus efficaces. Mais visiblement, cette efficacité ne se traduit pas par une meilleure autonomie. À force de négliger ce point crucial, Google prend le risque de lasser même ses fans les plus fidèles. Après tout, à quoi bon un smartphone ultra-performant en photo ou en IA s'il faut le recharger à midi ?
Dix ans, c'est long. Assez long pour se demander si Google considère vraiment l'autonomie comme une priorité. Ou si, au contraire, la marque se contente de surfer sur son image d'expert en logiciel, en espérant que les utilisateurs ferment les yeux sur ses lacunes matérielles. Une stratégie risquée, à l'heure où les consommateurs français sont de plus en plus exigeants sur ce point.
Source : Android Authority